Probablement la première vraie chanson que j’ai composée. Je devais avoir 13 ou 14 ans, il n’en reste qu’un seul couplet, mais la mélodie est intacte. Déjà, l’univers de la science-fiction qui va accompagner mes lectures d’adolescent se fait sentir dans le sujet.
(paroles et musique : Guy St-Jean)
À 15 ans les habilités musicales commencent à se développer, la guitare est mon instrument de prédilection. J’en ai une toute neuve (merci papa) et je compose de plus en plus. Cette chanson est bien de son époque avec ces stars de cinéma aujourd’hui disparues.
(paroles et musique : Guy St-Jean)
Je commence à explorer de nouvelles formes d’accords, l’influence de la musique québécoise de l’époque est très présente, c’est la période des « na,na,na » et je ne m’en prive pas. Et ça c’est avant Harmonium et compagnie.
(paroles et musique : Guy St-Jean)
Les années passent et les chansons arrivent à profusion. J’ai dû en composer une centaine dont plusieurs sont oubliées. Celle-là fait partie du premier démo que j’ai enregistré en studio avec des musiciens. Les paroles n'avaient pas toujours de sens, j’ai dû les retoucher pour un peu plus de cohésion. Rose et Valerie fait référence à la chanson des Beatles « Maxwell’s Silver Hammer ».
(paroles et musique : Guy St-Jean)
Cette chanson est du deuxième démo que j’ai fait en studio, cette fois-ci en solo. J’ai pris une autre direction pour les arrangements en mettant une touche plus jazz que la version originale. À la fin, j’ai ajouté la coda de l’enregistrement de 1979 (voix et piano).
(paroles et musique : Guy St-Jean)
J’ai commencé à jouer du piano sur le tard. Avec la maîtrise progressive
de l’instrument, les chansons se sont faites naturellement au piano. On remarque ici une certaine influence de la musique classique. Cette version est quasi identique à l’originale enregistrée sur mon deuxième démo en studio (vers 1981).
C’est l’une des dernières chansons écrites avant la longue pause universitaire.
(paroles et musique : Guy St-Jean)
J’ai retrouvé cette chanson dans l’enregistrement de l’émission « Sous la brise des mots » qui était animée par des amis à la radio communautaire. J’y avais interprété plusieurs de mes récentes chansons, dont « Grain de sable », que je trouve bien représentative de son époque.
Comme le son de mon enregistrement n’est pas très bon, les paroles ne sont pas clairement audibles; j’en ai écrit des nouvelles.
(paroles et musique : Guy St-Jean)
C’est par cette pièce que je fais mon retour à la chanson. La rencontre de vieux chums va mener à la formation d’un groupe et au retour sur scène. Ce groupe se nommait Horvzel, d’après le personnage d’une pièce de 45 minutes composée dans mes jeunes années. Cela a été une période très fructueuse, avec des chansons de style davantage rock progressif et le désir de réussir, mais ça n’a pas duré. Bien dommage!
(paroles: Philippe Driesmans, musique: Guy St-Jean)
J’ai donc pris une longue pause de la chanson pour terminer mes études en écriture musicale à l’Université de Montréal. Mon désir d’apprendre m’a mené à la maîtrise. À la fin de mon bac, j’ai donné des séries de cours au service d’animation culturelle de l’université; l’une d’entre elles était intitulée « Écriture de chansons ». J’y ai fait de belles rencontres. Par la suite, certains de mes étudiants ont souhaité poursuivre en privé. C’est alors que Mme Derome est arrivée avec ce texte, me demandant d’en écrire la musique. Le sous-titre, « Berceuse pour un enfant sourd », m’a beaucoup ému.
(paroles: Lucie Derome, musique: Guy St-Jean)
En 1992, un concours a été lancé pour souligner les 500 ans de la « découverte » de l’Amérique. Il s’agissait de mettre en musique un texte de Luc Plamondon. Je ne l’ai pas remporté, mais j’ai tout de même été parmi les finalistes.
(paroles: Luc Plamondon, musique: Guy St-Jean)
Chanson gagnante, en 1996, du Concours national de la chanson primée du festival de Granby. J’ai été très touché par cette reconnaissance de mes pairs. Je suis toujours fier du texte aussi bien que de la musique. Lors du gala, c’est Marie-Denise Pelletier qui a interprété cette chanson pour la première fois.
(paroles et musique: Guy St-Jean)
Une autre chanson écrite pour notre groupe. Il y en reste encore beaucoup de cette période dans mes archives sonores. Mais bon nombre aussi ont été perdues.
(paroles et musique: Guy St-Jean)
Au cours des années 90, j'ai continué à jouer dans des bands avec quelques amis. C’est une période où je compose beaucoup de chansons, seul et avec d’autres. Cette version est la dernière d’une assez longue série.
(paroles et musique: Guy St-Jean)
À l’approche de l’an 2000, il y avait une certaine angoisse dans l’air. Chacun faisait tant bien que mal son bilan personnel et celui de l’humanité.
Ce fut un long voyage
Ce fut un long détour
Des années de courage
en quête de l’amour
On a traversé les déserts
et survolé les mers
On s’est souvent fait la guerre
pour sortir de la misère
Où on s’en va ?
Des milliers de visages
de peine et de bravoure
Des milliers de villages
oubliés tour à tour
On a défriché les terres
labouré nos cœurs de pierre
On a renié nos pères
pour une gloire éphémère
Où on s’en va ?
Ce fut un long voyage
un voyage sans retour
S’est décimé l’équipage
le fleuve a repris son cours
On a défié l’hiver
et brisé les frontières
Sommes-nous plus heureux qu’hier ?
Voici le nouveau millénaire
Où on s’en va ?
D’hier à demain, chacun a fait son tour
Savoir d’où on vient pour s’en aller sans détour
Le temps qui passe n’est que le temps passé
La pluie qui tombe n’a fait que retomber
Faut-il reprendre, faut-il recommencer ?
Faut-il attendre et se mettre à regretter ?
C’est fou c’que t’as changé!
(paroles et musique: Guy St-Jean)
L’écologie a toujours eu une place importante dans ma vie. Comme « Grain de sable », « Que l’ombre » s’adresse à ceux qui se ferment les yeux sur les enjeux fondamentaux de notre époque.
(paroles et musique: Guy St-Jean)
J’ai écrit cette chanson en pensant à un ami qui vivait des moments difficiles. C’est un peu mon « You’ve got a friend ».
(paroles et musique: Guy St-Jean)
J’ai été inspiré ici par mes parents qui sont restés ensemble malgré les douloureuses épreuves qu’ils ont dû traverser. La chanson s’adresse aussi à tous les couples qui sont demeurés amoureux à travers l’expérience de la vie.
(paroles et musique: Guy St-Jean)
Au tournant de l’an 2000, j’ai travaillé avec des chanteuses pour lesquelles j’ai écrit plusieurs chansons, souvent dans des styles très variés. De la pop au country, tout y passait. Je le faisais le plus souvent par plaisir, mais parfois par nécessité. « Là » avait au départ été écrite pour moi, mais plusieurs autres l’ont chantée.
(paroles et musique: Guy St-Jean)
L’utilisation des échantillons de musique arabe a été le point de départ de cette chanson. J’aime bien jouer avec la sonorité des mots: « désert… désert, des airs qu’on entend siffler par les vents ». Je n’arrive pas à me souvenir si j’ai écrit cette chanson pour un ou une autre interprète.
(paroles et musique: Guy St-Jean)
En 2005, on me propose de composer les chansons d’un spectacle de grande ampleur avec une portée sociale sur les enfants. Le spectacle faisait intervenir un chœur (avec des enfants et des adultes), un orchestre à cordes et une section de cuivres de l’école Joseph-François Perrault. S’y ajoutaient un band composé de musiciens professionnels (guitare, basse, batterie, percussions et claviers) et quatre voix solistes (dont moi-même). C’était une grosse commande! J’y ai travaillé une année et demie. L’ensemble comportait une dizaine de chansons. Les textes étaient de l’instigatrice du projet, à l’exception de « Et je rêve » que j’avais déjà dans mes cartons. Deux représentations furent données à la maison de la culture Mercier dans Hochelaga-Maisonneuve. Malgré tout le travail et les efforts déployés, le spectacle a souffert de quelques lacunes. Le chœur, notamment, s’est réduit à une poignée de chanteurs insuffisamment préparés. Ce fut quand même une belle expérience.
(paroles et musique: Guy St-Jean)
Cette chanson a été inspirée par la rupture d’un couple. L’expression « ma tendre moitié » m’a toujours paru ridicule. Nous sommes tous des personnes à part entière, il me semble. Elle est au départ écrite pour une femme. Pour pouvoir l’interpréter, je n’ai eu que deux modifications à apporter; comme quoi ça s’applique à tout le monde!
(paroles et musique: Guy St-Jean)


